Team BIG CARP France

Team HOTSPOT DESIGN France

dimanche 19 décembre 2010

Souvenirs de cet automne


Avant les fêtes je regarde quelques photos de cette année. Cela me rappelle que cet automne a été particulièrement compliqué. Une session début octobre de 5 jours qui se solde par un 0 pointé, pas une seule touche. Je ne vais pas lister une, deux, trois,..raisons, le résultat n'a pas été à la hauteur de mes rêves ! En rentrant de cette session un sentiment d'échec m'avait envahit. Je parle d'échec car pour ces 5 jours de pêche je pensais les conditions climatiques propices à un résultat, un fort vent du sud, des pressions barométriques en baisses, dans mes filets des petites billes en 16 et 20 mm "magiques" dans mon sac des pop ups pour pêcher a la single.....rien, pas une seule caudale dans l'épuisette et "radio lac" me rapportait un unique fish sur le tapis.






Au mois de novembre avec mon ami Thierry, nous sommes partis défier le Salag. et ses terres ocres. Nous avions programmé 10 jours de pêche....9 nuits. La volonté d'en découdre avec le "Diable rouge". A notre arrivée, les températures étaient clémentes, peu de carpistes. Tels les héros de Narnia, nous étions motivés pour écrire notre Odyssée, nous prenions la direction du barrage et de Pradines. Alors en train de sonder, deux sauts de carpes avaient déclenché un tsunami d'espoirs. J'avais déposé mes cannes entre 6 et 18 m et Thierry dans des profondeurs entre 2 et 12 m ainsi nous pourrions déterminer à quelle profondeur le poisson s'alimente et la thermocline.



Les 36h00 qui s'en suivirent ont vu un vent tempétueux, rarement en dessous des 70 km/h avec des pointes à 90 soufflé

sans relâche nous bloquant à terre................................................ et pas un run.

Au petit matin de la troisième nuit, stupeur un boudin de mon bush avait perdu de sa rondeur, c'était la crevaison. La mort dans l'âme, trop handicapant, trop dangereux, je baissais pavillon et nous décidions de rentrer la q....entre les jambes, le coeur en berne.....





Le retour s'était fait dans un silence de cathédrale avec la ferme intention (secrète) de revenir plus fort grandis de cette expérience..

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..pour un autre chapitre de notre Odyssée comme Edmund, Lucy et Caspian........




lundi 4 octobre 2010

Une défaite ? Non ! Un échec ? Surement pas ! Seulement une boite !

N'y voyez pas de la prétention ! Un brin d'ambition peut etre....j'avoue.....je me focalise sur deux poissons bien précis, deux fishs d'exceptions parce que magiques ! C'est un objectif halieutique que je poursuis depuis plusieurs années alors dès que je peux, tel Jack SPARROW je navigue sur cette eau limpide avec le désir de séduire ces belles "magnifiques et envoûtantes".

Alors que je peux m'accorder 3 nuits de pêche, j'arrive sur les berges ou je découvre une pression de pêche à laquelle je ne m'attendais pas ! Arrrhhhh tant pis je compose avec et m'installe sur un poste que je connais bien mais que je n'affectionne pas particulièrement. Les points GPS m'aident à être en place rapidement, deux cannes pêchent des spots "récurrents" au niveau des runs. Je disperse un amorçage à la micro-graine de plusieurs kg sur un large secteur. Les cannes 3 et 4 traquent les grouinages, l'amorçage est parcimonieux et plus précis.
Des marsouinages et des sauts me rassurent, il y a des carpes en phases d'alimentation. Après une collation frugale et un bon café, la fatigue a raison de ma volonté à rester éveiller pour observer et écouter. A 1h00, ma canne de gauche sur un grouinage déroule "biiiiiiiiiiiiiip", j'empoigne ma Mirage "z..z..z..z..z..z", je règle le frein et j'embarque avec la ferme intention de vaincre. Alors que je vogue à la rencontre de ma belle, ma ligne se prend dans un obstacle. M....en pleine nuit me voila en train de "tricoter" au milieu de nul part telle une grand mère, moi qui me prenait pour "un seigneur pirate d'eau douce"............! Sic. J'arrive à extraire ma ligne et alors que j'arrive à l'aplomb du poisson, "la gaule est molle". Dépiquée.....Dans ces moments là mes amis me connaissent, en colère contre moi même j'ai envie de hurler, je m'enferme dans un mutisme pour digérer ma défaite ! Cela ne dure jamais bien longtemps, seulement quelques jours ! Hiiiiiiiiiiiiii Non, quelques minutes et après un caf je repart à la conquête plus motivé que jamais !

Il est 2h30 vendredi, je ne le sais pas encore mais jusqu'au dimanche je ne vais plus enregistrer de départs. C'est aussi ça la pêche, le capot est un résultat que nous rencontrons. Plus que de le supporter, l'essentiel est de l'apprivoiser pour tenter de l'analyser et le comprendre pour progresser.

La nature m'a toutefois offert de bien belles images.

Merci à Ciprinus Carpio et à très bientot !

jeudi 16 septembre 2010

C'est de la passion.....c'est une addiction

Enfin au bord de l'eau, enfin à la pêche, enfin des fishs....Après des mois ou mon job et une santé défaillante (mais l'homme est dur, coriace, obstiné, têtu,...que des qualités !) m'ont tenu loin de la nature, loin de la pêche.......Je reprends contact avec ma passion qui est aussi la votre....
Tel un flibustier, j'embarque sur mon boat pour une chasse au trésor de 5 jours sur une gravière ou se cache dans les herbiers, la convoitise. Une fois sur le poste, je monte "le Pioneer ultralite", les pressions sont au plus bas et le temps est menaçant. La surface de l'eau est mouchetée de petits ronds, il commence à pleuvoir. Les cannes montées, je pars sonder, le sonar Humminbird avisé est prêt à figer le spot. J'enregistre trois points pour débuter ma session, un haut fond ou de gros cailloux sont présents, une zone de cailloux d'environ 2 m2 au milieu d'une zone herbeuse, un fond sablonneux et la canne joker prospecte la bordure aval de mon poste sous des feuillus affleurant l'eau. Tout est en place, les cannes eschées avec des équilibrées en 20 mm ou 24 mm sont déposées avec une grande précision (les fonds sont visibles sous 4 m d'eau). J'ai dispersé entre 500 gr et 2 kg de billes par spot. Une petite éclaircie, je me pose un mug de café à la main. Le soleil disparaît à l'horizon, alors "la canne 2 sur le spot 22" me sort d'une certaine léthargie, je l'empoigne puis embarque. La carpe s'est réfugiée dans un herbier très dense, ma Mirage en 12 pieds lui met une pression énorme. De l'herbier, s'échappe un chapelet de bulles, après quelques minutes le fish abdique et malgré quelques rushs, je la glisse dans l'épuisette. Yes, quelle sensation, elle fait 15 kg, elle est superbe. Après avoir replacé la canne je me glisse dans le duvet pour être acceuillis dans l'univers magique des songes. La nuit est calme, je dois attendre 6h30 et l'aube pour enregistrer mon deuxième run, la canne 3 est martyrisée par un poisson puissant. A plusieurs reprises, à grands coups de nageoires caudales la mirage perce le miroir translucide. Ne pas se laisser griser par le sensationnel, des mois que je n'avais pas livré une telle bataille. Le Tiger Line en 37 C et l'Armure Leader en 60 C sont d'une résistance à toute épreuve. J'emmaillote une belle de 18 kg dans le "filochon". Le climat ambiant m'accorde du temps pour avec beaucoup sérieux replacer toutes les cannes et réamorcer. Les éléments se déchaînent, je suis hyper confiant, pourtant les delkims vont rester muets jusqu'au lendemain ou alors sous le soleil, droit sur le bateau je suis au prise avec un fish qui ne tarde pas rentrer dans l'épuisette. Et de trois ! J'ai pris beaucoup de plaisirs à retrouver cet univers. Nous rentrons dans le triptyque automnal, se profile de belles parties de "manivelles" avec en point d'orgue un second Big Carp Days 2010.

mardi 18 mai 2010

C'est mon choix

Le 11 mai, je repars sur la gravière sur laquelle j'ai essuyé une boite le week-end précèdent. La pression de pêche est réelle mais pas démesurée. J'observe les berges, un poste stratégique que je connais bien pour l'avoir déjà pêche est libre, c'est celui ci que "je retiens" pour débuter la session. La pluie menace, je charge rapidement le matériel dans le bush et en prend la direction. 10 minutes de navigation, à peine arrivé sur le poste, des gouttes commencent à frapper la surface de l'eau et quelques minutes plus tard des trombes déferlent sur la toile. Ouf ! Tout est à l'abri, j'enfile la tenue de pluie DIEM et part amorcer.

Une fois n'est pas coutume, je fais confiance à l'Hydro Liver pour piéger un fish. Je disperse cinq kilos de billes en 24 mm sur l'étendue d'un stade de foot, je ferme les yeux et lâche ici et là les billes sans me soucier de la configuration des fonds. L'écho est sur off, j'ai choisis de pêcher autrement ! J'amorce pour proposer une arène de jeux aux carpes. Je ne veux pas être influencé par quelque information qui soit. Les points GPS sont enregistrés et les cannes sont déposées tantôt sur des hauts fonds, tantôt sur des tâches de sable au milieu des herbiers. Mes montage sont eschés soit d'une équilibrée en 24 mm soit en 30 mm mais toujours protégés du bait helmet.

La soirée est calme, alors posé sur mon bed je scrute l'univers aquatique à la recherche d'un saut ou d'un marsouinage quand un bip...puis une déroule violente me fait bondir. J'empoigne la canne et saute dans le boat. A l'aplomb du poisson, "la bête" est vivace ce n'est pas très gros. En quelques minutes la carpe est dans l'épuisette, je la dépique immédiatement et voilà qu'elle regagne les profondeurs.
A 3H00 du mat, autre run mêmes réflexes. C'est plus sérieux, la carpe tient le fond. Je dois m'employer et exploiter le nerf du blank de ma Mirage pour contrer ses rushs violents. Patiemment, je rentre dans le moulinet les mètres de Tigers Line qui sépare "la belle" de l'épuisette, 19 kil. Je suis comblé !

La fin de cette session ne produira plus de runs, qu'importe, encore un superbe week end partagé avec dame nature, fleurs...faune..et superbe couché de soleil....


mardi 20 avril 2010

BIG CARP DAYS 2010


Les 17 et 18 avril nous étions comme en 2009 sur les bords du lac de Chalette. Une édition lumineuse ou tout le monde à partager, échanger, écouter, essayer du matériel....pour au final faire du poisson, du beau fish. Cette année Stuart (cameraman professionnel) était à nos côtés pour filmer la manifestation....une présence très remarquée et appréciée. Merci à toi....

Ce n'est pas finis......nous avons tous pu admirer la stratégie de pêche appliquée par Dennis "la Malisse". Dennis nous a dévoilé comment il construisait ses succès ! Comment il mettait en place "ses embuscades" pour attraper autant de grosses carpes. Une icône ce Dennis, un phénomène !

Thomas devenu membre à part entière de "la grande famille BIG CARP" était à nos côtés comme en 2009. Que dis je mieux qu'en 2009 car en 2010, il pêchait à la gauche de la Team Imminence British, Dennis et John. Si ce n'est pas de la classe Thomas, cela y ressemble étrangement. Je sais que Thomas a su apprécier cette chance à sa juste valeur. Il faut remercier Jean-Philippe et Michèle qui ont eu cette délicate attention !!!!

Que dire de l'intendance, de la performance de l'équipe de Fredo qui a accomplis des prouesses culinaires et de dévotion à notre égard. Merci, merci à vous.

Comme à chaque édition Chrystel a apporté sa contribution en agençant le stand BIG CARP et en étant à votre disposition, Vous public pour présenter la très appréciée gamme de vêtements DIEM qui a connu un franc, euh..un french succès. "Chrystel, je profite de l'article pour te passer un petit message, si moi aussi j'ai un problème moteur l'année prochaine....de locomotion s'entend, lol, je peux compter sur toi" lol !

Le mot de la fin pour John qui n'a pas trouvé mieux de faire un départ en direct, en plein tournage d'une séquence vidéo. Nous étions dans les arrêts de jeu...à la 93ème minutes...Hé coach, tu ne vas pas me la faire ! Avoue, le poisson ???? tu avais un complice sous l'eau pour l'accrocher à l'hameçon, ce n'est pas possible autrement....

Comme vous pouvez le lire, le BIG CARP Days, c'est une grande fête et vous y êtes tous conviés (certains d'entre vous viennent en famille, c'est super). Tous les participants de l'édition 2009 étaient présents à l'édition 2010 et plus encore. Alors ne rater pas l'édition 2011 qui sera encore plus grandiose !!!!!

........................................................................................Fred, Didier, mes amis, mes compagnons de sessions, merci d'être venus et d'avoir partagé ce week end avec nous !

A TOUS, A TOUTES, JE VOUS DIS A L'ANNEE PROCHAINE POUR LE BCD 2011.


THE END

jeudi 8 avril 2010

Des illusions ou désillusions !

C'est 5h00 je prends la route pour Cabanac. Je traverse la France profonde, je redécouvre mon pays que j'aime et respecte. C'est la Lozère, le Larzac qui m'envoute tellement c'est beau, l'Aubrac que je caresse, pour arriver 4h00 plus tard dans l'Aveyron. Au détour d'un virage j'aperçois le lot puis le lac de Castelnau-Lassouts. Patrick est déjà en place depuis la veille, je l'aperçois en face de la mise à l'eau de Cabanac. Claude ne tarde pas arriver. Nous mettons les zod à l'eau et nous chargeons tout le "matos". Je décide de m'exiler sur un poste légèrement sur la gauche de la Team Fun afin de ne pas concentrer trop de lignes sur un petit secteur. Si nous sommes ici pour partager cette session, l'objectif reste de faire un fish.



Je m'installe avec toutes les précautions d'usage. Un lac de barrage peut connaître un marnage important et l'eau peut monter très rapidement en quelques heures et je n'ai pas envie de me soustraire à un déménagement express pour cause d'un tsunami "castelnautien".


Me voilà prêt pour pêcher. Je procède à un sondage minutieux dans une eau à 7°. Des spots en bordure sont identifiés d'autant plus que le niveau ne cesse de monter. Je vais escher mes cannes de tigers en équilibrées et les disposer l'une sous un arbre sur un fond meuble dans 2.5m, l'autre sur un lit de petits cailloux dans 1.5m. Pour chaque canne j'arrose avec parcimonie les spots de micros tigers afin de proposer un tapis de graines. Je prospecte plus au large, en pleine eau. La cassure du lit me semble très intéressante. Je réalise un amorçage de zone 100% billes Hydro Liver. Je disperse ici et la une bille, deux billes.....100 billes. De cette façon j'espère arrêter un ou deux fishs en "transhumance". Une canne eschée d'une équilibrée en 24 mm est déposée au sommet de la cassure dans 7 m d'eau. La quatrième et dernière canne quant à elle est immergée dans une profondeur plus abyssale dans 10 m. C'est un snow man qui agité par les courants doit tenter une carpe. Sur la zone pas de graines, pas de pellets, que de la bouille, l'objectif n'est pas de proposer une zone d'amorçage hyper attractive mais d'offrir sur un plateau un secteur "calme" avec de la "nourriture facile" dans l'espoir de séduire une belle commune de Cabanac.



Au petit matin, pas le moindre bip, Cabanac n'est pas un lac facile qui plus est en avril. Je reste confiant dans ma pêche, je ne touche pas mes "Mirages". Je devrais repositionner mes cannes de bordure car en journée ??? Mais je ne veux pas surcharger la zone de pleine eau de trop de lignes, ça pêche !
A 11h00, j'enregistre un run sur la canne abyssale. Le combat est de faible intensité, mais le poisson est magnifique, une superbe commune de 19 kg vient me réconforter et s'allonge de tout son long sur mon tapis de réception. "Humm, pas trop mal ta stratégie Thierry". La séance photo immortalise le moment !



Le lendemain Patrick et Claude n'ont toujours pas eu de run et moi je n'ai pas confirmé mon poisson de la veille. Après concertation, nous prenons la décision de déménager pour le secteur du Roudil. Le cadre est sauvage, les berge abruptes. Quel calme, l'ambiance nature est apaisante, cela fait du bien.

Je reste trois jours et deux nuits sur le poste. Pas le moindre saut, le plus petit marsouinage , les cannes pêchent des profondeurs de 1.5 m jusqu'à 11 m. J'observe que mes billes portent des stigmates d'agressions d'écrevisses pour celles qui pêchent entre 6 m et 9 m. Mais les carpes ne sont pas sur le secteur. Je fais une dernière tentative en pêchant à la "topaze", vous savez cette pierre que l'on trouve sur les berges, mais rien, any fishs ! Vous l'avez compris je plaisante. Je dois partir, demain c'est le travail. Je laisse Claude et Patrick en pleine réflexion. Si j'avais du poursuivre ma session, je ne serais pas rester sur le Roudil, je déménageais une seconde fois pour un secteur plus haut, plus près du barrage. 5 jours, 4 nuits, une commune de 19 kg ! Je suis satisfais de ma session eu égard au résultat général que nous ont rapporté les différentes équipes.

Alors certains vont dire ou penser, que j'ai eu de la chance ! C'est vrai car il y avait peut être une seule carpe à prendre cette semaine, c'est Thierry qui l'a présenté devant l'objectif de son EOS.